3 peurs dominantes qui entravent vos chances de trouver l’amour
Date :
18 Sept. 2023
Rédacteur :
Maryse BIZOUARN
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Fatma Guetary - psychologie.com -  14 septembre 2023

La rencontre amoureuse n’est pas toujours chose aisée et trouver la bonne personne peut parfois être un long chemin semé d’embûches. Au-delà des difficultés extérieures, telles que la crise sanitaire et les confinements qui ont rendu les rencontres difficiles. Il existe aussi en nous des barrières inconscientes qui freinent notre capacité à nous ouvrir aux autres et diminuent nos chances de vivre des relations saines et épanouissantes.

Une étude scientifique publiée dans la revue Sage Journal a analysé les causes liées au « dating anxiety », l’anxiété liée aux rencontres. S’il est normal de ressentir quelque appréhension ou crainte lorsqu’on se met ou remet à dater. Chez certains, cela se développe en véritable trouble anxieux qui les bride et les bloque dans leur vie quotidienne. Les résultats de la recherche citent trois peurs dominantes susceptibles d’alimenter l’anxiété liée à la rencontre et aux relations amoureuses.

Lorsque le dating s’avère anxiogène

L’anxiété liée aux rendez-vous, définie comme la détresse associée aux interactions avec des partenaires romantiques potentiels est un phénomène auquel beaucoup peuvent s’identifier. L’étude a été menée auprès de 122 participants âgés de 21 à 42 ans et majoritairement (75 % d’entre eux ) hétérosexuels. 43 % étaient célibataires. « L’anxiété liée au dating devient une véritable source de préoccupation lorsque le degré d’anxiété ressentie provoque une détresse significative qui rend les rendez-vous sentimentaux difficiles à apprécier voire à tolérer », explique le Dr Myles Rizvi, psychologue et directeur de la recherche. Ce trouble se manifeste également dans le fait que les personnes concernées vont totalement éviter les activités liées aux situations de séduction comme sortir prendre un verre avec un potentiel partenaire amoureux ou se rendre à une soirée chez des amis. « Lorsque l’anxiété empêche les gens d’explorer et de nouer des relations avec d’autres personnes, de satisfaire leurs besoins en matière d’intimité physique, émotionnelle et intellectuelle, alors il s’agit bien d’un trouble anxieux cliniquement significatif », souligne le Dr Rizvi. Ce trouble puise source dans trois différentes peurs.

La peur d’être perçu négativement

C’est la peur la plus largement répandue parmi les célibataires aspirant à rencontrer leur âme sœur. C’est un dérivé d’une peur fondamentale chez chacun d’entre nous : la peur du jugement de l’autre. En nous réside le besoin vital d’aimer et d’être aimé en retour, d’être apprécié et soutenu par notre entourage, qu’il soit amoureux ou amical. Par conséquent, nous redoutons que l’autre nous évalue négativement. C’est une préoccupation sous-jacente mais bien réelle, présente en chacun. Cependant, lorsque cette préoccupation évolue en un sentiment de détresse et d’inquiétude constants, alors cela devient alarmant. « Les gens veulent généralement faire bonne impression auprès d’un partenaire romantique potentiel pour créer un lien et un sentiment d’appartenance et pour que leurs besoins soient satisfaits. La peur d’une évaluation négative s’explique par la conviction qu’elle entraînera le rejet, l’abandon et l’impossibilité de satisfaire ses besoins », explique le Dr Rizvi, psychologue.


La peur d’ une première impression positive

Aussi incroyable que cela puisse paraître, certaines personnes redoutent le dating car elles sont effrayées à l’idée d’être évaluées positivement par un futur partenaire amoureux. Ce type de personnalité craint les attentes hautes d’autrui vis-à-vis de lui, dans le cas où l’ impression est positive. « Cette tendance se manifeste très clairement chez les “phobiques de l’engagement autoproclamés” », souligne le psychologue. Ces derniers craignent de ne pas pouvoir répondre aux attentes émotionnelles et sexuelles croissantes qui accompagnent les rencontres et relations amoureuses.

La peur de rejeter l’autre

Les chercheurs ont découvert que les participants initiateurs de la rupture craignent d’être perçus comme indifférents et cruels. Et que ceux qui bénéficient d’un amour non réciproque se sentent coupables de blesser leurs prétendants en ne partageant pas leurs sentiments. Il en résulte une résistance psychologique aux relations et au fait de rencontrer des partenaires potentiels. Les personnes qui ressentent cette peur spécifique craignent de devoir rejeter l’autre soit en refusant ses avances, soit en rompant avec. « Cette crainte est alimentée par une peur des représailles, la culpabilité de blesser les sentiments de son conjoint. Mais surtout la peur d’être perçu comme un être cruel et sans scrupules aux yeux d’autrui », analyse le Dr Rizvi.


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